Que faut-il retenir du Congrès du Parti socialiste européen des 2 et 3 décembre 2010 à Varsovie ?
Il a d’abord marqué une avancée dans la nécessaire politisation de l’Europe : les partis socialistes et sociaux-démocrates européens se sont mis d’accord sur la désignation directe et transparente d’un candidat commun pour la Présidence de la Commission en 2014. Ce candidat pourrait être désigné en 2013 dans les 27 pays - et pourquoi pas le même jour par des primaires.
Sinon, c’est le discours de Georges Papandreou qui m’a marqué. Le premier ministre grec est venu parler, avec beaucoup de courage, de responsabilité. De la sienne devant les difficultés qu’il rencontre dans son pays et de celle qui incombe à chaque socialiste dans la crise actuelle, devant la montée du repli sur soi, du retour des nationalismes et de la montée d’idées d’extrême droite. S’il n’a fallu que six jours pour sauver les banques sans contrepartie aucune, les responsables européens ont attendu quatre mois pour aider la Grèce en demandant un plan d’austérité qualifié par le Président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, de “traité de Versailles”, alors qu’il fallait un Plan Marshall.
Même si le Congrès n’ a pas fait la “une” des médias, il est, vécu de l’intérieur, une chance formidable d’échanger, de rencontrer nos voisins européens, de discuter de la situation politique dans chaque pays, et tout simplement de convivialité européenne. La simplicité et le respect que témoigne Poul Nyrup Rasmussen à l’égard des militants ou “activistes”, la disponibilité de députés européens comme Catherine Trautmann, y sont pour quelque chose.
Dans le froid de l’hiver polonais, il n’y a pas que la vodka qui réchauffe.




